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Frasi del Libro I fiori del male e tutte le poesie. Testo francese a fronte

I fiori del male e tutte le poesie. Testo francese a fronte
Autore:
Charles Baudelaire
Editore:
Newton Compton
Frasi da questo libro le trovi anche in Frasi & Aforismi.
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poesia postata da: Simona, in Poesie (Poesie in lingua straniera)

La Muse vénale

Ô muse de mon coeur, amante des palais,
Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées,
Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées,
Un tison pour chauffer tes deux pieds violets?

Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Aux nocturnes rayons qui percent les volets?
Sentant ta bourse à sec autant que ton palais
Récolteras-tu l'or des voûtes azurées?

II te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
Comme un enfant de choeur, jouer de l'encensoir,
Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère,

Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes appas
Et ton rire trempè de pleurs qu'on ne voit pas,
Pour faire épanouir la rate du vulgaire.
dal libro "I fiori del male e tutte le poesie. Testo francese a fronte" di Charles Baudelaire

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poesia postata da: Simona, in Poesie (Poesie in lingua straniera)

Le Vampire

Toi qui, comme un coup de couteau,
Dans mon coeur plaintif es entrée;
Toi qui, forte comme un troupeau
De démons, vins, folle et parée,

De mon esprit humiliè
Faire ton lit et ton domaine;
- Infâme à qui je suis liè
Comme le forçat à la chaîne,

Comme au jeu le joueur têtu,
Comme à la bouteille l'ivrogne,
Comme aux vermines la charogne
- Maudite, maudite sois-tu!

J'ai priè le glaive rapide
De conquérir ma libertè,
Et j'ai dit au poison perfide
De secourir ma lâchetè.

Hélas! le poison et le glaive
M'ont pris en dédain et m'ont dit:
"Tu n'es pas digne qu'on t'enlève
À ton esclavage maudit,

Imbécile! - de son empire
Si nos efforts te délivraient,
Tes baisers ressusciteraient
Le cadavre de ton vampire!"
dal libro "I fiori del male e tutte le poesie. Testo francese a fronte" di Charles Baudelaire

poesia postata da: Simona, in Poesie (Poesie in lingua straniera)

Sed non satiata

Bizarre déitè, brune comme les nuits,
Au parfum mélangè de musc et de havane,
Oeuvre de quelque obi, le Faust de la savane,
Sorcière au flanc d'ébène, enfant des noirs minuits,

Je préfère au constance, à l'opium, au nuits,
L'élixir de ta bouche où l'amour se pavane;
Quand vers toi mes désirs partent en caravane,
Tes yeux sont la citerne où boivent mes ennuis.

Par ces deux grands yeux noirs, soupiraux de ton âme,
Ô démon sans pitiè! verse-moi moins de flamme;
Je ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois,

Hélas! et je ne puis, Mégère libertine,
Pour briser ton courage et te mettre aux abois,
Dans l'enfer de ton lit devenir Proserpine!
dal libro "I fiori del male e tutte le poesie. Testo francese a fronte" di Charles Baudelaire

poesia postata da: Simona, in Poesie (Poesie in lingua straniera)

L'invitation au voyage

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beautè,
Luxe, calme et voluptè.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beautè,
Luxe, calme et voluptè.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beautè,
Luxe, calme et voluptè.
dal libro "I fiori del male e tutte le poesie. Testo francese a fronte" di Charles Baudelaire

poesia postata da: Eclissi, in Poesie (Poesie d'Autore)

A una passante

Urlava attorno a me la via assordante.
Lunga, sottile, in lutto, maestoso
dolore, alto agitando della gonna
il pizzo e l'orlo con fastosa mano,
una donna passò agilmente, nobile,
con la sua gamba statuaria. Ed io,
come un folle, bevevo nel suo occhio
- livido cielo nel cui fondo romba
l'imminente uragano - la dolcezza
affascinante e il piacere che uccide.
Un lampo... poi la notte! - O fuggitiva
beltà, per il cui sguardo all'improvviso
sono rinato, non potrò vederti
che nell'eternità? In un altro luogo,
ben lontano di qui, e troppo tardi,
mai, forse! Perché ignoro dove fuggi,
e tu non sai dove io vado, o te
che avrei amata, o te che lo sapevi!
dal libro "I fiori del male e tutte le poesie. Testo francese a fronte" di Charles Baudelaire

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